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Le Coeur se Décille! Moteur!

Auteur: Arlène
Genre: Drame

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Moteur ! Le cœur se décille, centième !



Un film d’horreurs insupportable défilait dans l’esprit de Rei. La première réplique amorçait une nouvelle projection : « Ce n’est pas moi que tu devrais haïr !!!! Tu n’es qu’une bâtarde !!! »



Clac !



Une douleur fulgurante la frappant en plein amour...



Un nouveau bri dans un cœur détruisant la perle du cristal pur et lumineux de l’illusion d’un amour partagé...



Des éclats de verre transperçant son âme, la vidant peu à peu du sang de l’espoir...



Fin !



Un doux flocon chimique anesthésiant les émotions...



Soulagement...



Apaisement partiel...



La pellicule des souvenirs se rembobine à nouveau, à toute vitesse, avec une rapidité terrible pour projeter inlassablement dans l’esprit de Rei l’anéantissant film des révélations de Fukiko. Chaque projection détache un peu plus les séquences, scandant chaque parole, marquant les expressions de mépris en une gradation entraînant la blonde jeune fille de dix sept ans vers le sommet de l’insupportable, surlignant son désir d’être aimée qui lui apparait soudain aussi stupide que vain. Chaque parcelle de son amour pour Fukiko rutile alors de l’étendue de son irrémédiable unilatéralité, grimaçant ses stupides espoirs, les paroles qu’elle avait adressées à sa sœur la cinglant en pleine face...



Moteur ! Le film se projette à nouveau...



« Une bâtarde... Oui, je le sais mais... Je ... vous aime Fukiko. Depuis que je suis toute petite... j’ai toujours aimé et admiré votre beauté et votre noblesse d’âme... vous ma demi-sœur... J’adore le fait que vous ne puisiez souffrir de vivre une fois votre orgueil blessé... j’adore votre fugacité et votre intensité ! Je ne suis qu’une bâtarde... Mais... Mais vous vous aussi vous m’aimez !? Vous aviez dit que vous m’aimiez comme une sœur ! Vous aviez dit que vous vouliez mourir avec moi ! Vous aviez dit que vous vouliez que je m’inscrive ici à Seiran»



Clac !



Une perle de cristal contenant ses illusions vole en éclats au contact du choc de la vérité...



Le sang de l’espoir déserte un peu plus son cœur tant sa plaie suinte...



Douleur...



Entaille dans l’amour qui suppure de désespoir...



A ses lèvres, elle porte un firmament d’étoiles calmant les souffrances de l’âme... La projection s’interrompt le temps que les astres de nuit chimiques libèrent leur pouvoir d’oubli...



Moteur !



L’inlassable film reprend sa désespérante projection...



«He, he... Tu es bien innocente ou simplement stupide ! »



Clac ! Le moment le plus terrible approche. Rei fait glisser de nouvelles perles apaisantes le long de sa gorge pour pouvoir le supporter.



Sueurs glacées ! Il approche ! Nooooooooooooooooooooon !!!!! Il est là !!!!



«Moi... t’aimer ? Moi ? Comment tu l’as cru ?! Que c’est drôle ! Tu veux savoir la vérité ? La raison pour laquelle je te voulais près de moi... Quelle idiote ! Tu croyais vraiment que je pouvais aimer quelqu’un comme toi et te considérer comme ma sœur ?! Tu croyais vraiment être aussi importante ! J’avais besoin de quelqu’un qui me fasse sentir supérieure ! Je me divertissais de vous, toi et tes origines modestes ! Tu croyais vraiment pouvoir être aimée comme une personne normale... tu me fais peine ! Aaaaaaaah ! Chaque fois que je te voyais, je frémissais d’orgueil et de joie ! Un être qui m’est inférieur ! Je voulais te garder près de moi toute ma vie !!! Tu pensais me consoler si tu réussissais à abolir le Cercle, n’est-ce pas ? Imbécile !»



Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac ! Clac !



Toutes les perles qui composaient le collier de sa vie se brisent sous la rafale des mots...



La terrible réplique se rejoue...



Perles de tristesse désespérée dévalant ridiculement les joues... ponctuant les coups de poignard de chaque révélation... Clac ! Clac ! Clac !



Fin !



Une myriade d’étoiles d’oubli...



Sinistre bruit de la bande se rembobinant...



Gorgées d’oubli étoilé...



Crépuscule de la souffrance, début de la nuit de paix...



Moteur !



Le film se rejoue, mais les séquences se couvrent peu à peu du voile de l’apaisement procuré par les flocons obscurs.... Les terribles scènes se mêlent à l’image de Nanako... Poupée sculptée dans la glaise de la bonté, de l’infinie gentillesse... D’un véritable amour émanant d’un cœur pur et sincère...



Regard vers l’astre de nuit se reflétant dans ses innombrables miroirs... La lune la berce, l’enveloppe peu à peu de ses rayons ouatés, la transporte au moment où son astre ami et lumineux lui cède la place... Le plus beau coucher de soleil du monde... Mère, j’ai enfin retrouvé cet endroit ! Mes jambes sentent le contact de l’eau glacée, j’avance peu à peu, toujours plus loin. A présent, seule ma tête dépasse... mes narines hument ce parfum bon marché que vous utilisiez et que j’aimais tant... Mère, je vous demande de m’attendre une seconde, je dois dire à Nanako que... que... Que... à...Ma... Façon... je... l’ai... aimée...



A présent, je flotte sur l’océan, je me confonds avec son immensité... L’eau s’est réchauffée, elle m’accueille, refermant sur moi ses bras de douceur bienfaisante et maternelle...



L’océan... Nanako... Je suis dans l’océan... Je me confonds avec lui, chaque particule de mon être fusionnant avec sa chaleur... Chaque vague me rapprochera de toi... L’océan est partout... Je serai toujours près de toi, où que tu ailles. Tu pourras toujours venir me visiter pour t’amuser avec tes amies lors d’une sortie à la plage, ou en tête-à-tête pour me confier tes peines... Ne m’oublie pas... Ma chérie la poupée, en toi, je suis blottie. Je t’ai confiée à ta grande sœur. Murmure lui à l’oreille le son du flux et du reflux des vagues, rappelle lui que chaque goutte d’eau marine contiendra toujours mon âme terrestre



L’océan me fait à présent dériver, j’atteins un lieu où je perds pied... Je prends le large de la douleur de mon amour sans retour...



A bientôt Nanako, lors de ta prochaine promenade sur la plage. Préserve la perle de bonté qu’est ton cœur comme un trésor mais garde-toi de l’enfermer dans un écrin de dureté... Je n’ai pas voulu me nicher dans ton cœur pour le préserver du précipice de douleur insondable qui habite le mien...Tu es faite pour la lumière du bonheur. J’attends de pouvoir te voir rayonner !



Fin...

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