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Réflexions sur l'oeuvre

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Différéntes réflexions sur certains aspects de Oniisama E, pour découvrir cette oeuvre plus en profondeur.

Signification des prénoms des personnages de la série


Tomoko: Enfant de l'amitié
Mariko: Enfant de la vérité
Kaoru: Parfum
Rei: Grâce/Politesse
Aya: Couleur/Dessin
Junko: Enfant de l'obéissance
Takehiko: Avisé
Takashi: Noble, prospère/Respect

Les prénoms de Nanako et Fukiko n'ont pas de traduction. Nanako est composé du phonème 'na' répété deux fois, et de 'ko' qui veut dire enfant. Fukiko se décompose en 'fuki' et 'ko', mais les kanji de 'fuki' dans ce prénom sont intraduisibles, il ne reste que 'ko', enfant.

On peut donc voir que les prénoms que Riyoko Ikeda a donné à ses personnages (quand ils ont une signification) annoncent une certaine caractéristique.
Pour Rei et Kaoru, ce sont des attributs physiques. La grande et mince Rei incarne la grâce qu'on lui connaît bien. Le prénom de Kaoru est lié au parfum dont Nanako parle dans le premier tome du manga, quand elle dit que la capitaine dégage une odeur de bois de santal. Pour Aya également, on peut voir un lien entre "couleur" et le fait que ses cheveux sont roux, donc d'une couleur assez marquante.

Ensuite il y a des traits de caractère. Pour Tomoko, c'est l'amitié qu'elle partage avec Nanako et qui supporte cette dernière dans les moments difficiles, pour Takehiko, la sagesse malgrè les épreuves qu'il a traversé, pour Junko, la petite jeune fille qui s'est faite expulsée du Cercle de la Rose, la soumission aux règles même les plus injustes.
L'image de la vérité associée avec Mariko est peut-être un peu plus complexe et peut avoir différentes explications. Au premier degré, cela peut avoir un lien avec sa sincérité. Méchante ou gentille, Mariko ne se cache pas. Elle possède des tonnes de défauts que l'on découvre autant que ses qualités. Elle ment certes (notamment pour éloigner Nanako et Tomoko) mais pas sur elle-même: elle est comme elle est, extravagante, un peu peste, jalouse et possessive. Si l'on analyse plus en profondeur, on voit aussi qu'elle déteste la fausseté des hommes, et les faux-semblants entre ses parents. C'est son côté désenchanté, qui l'empêche de croire à l'amour et au bonheur familial, qu'elle voit comme une mise en scène. Vers la fin de la série, les différents évènements qui sont survenus dans sa vie l'aident à comprendre qu'elle se trompe peut-être à ce sujet, d'abord en découvrant avec Takashi que l'on peut faire confiance à un homme, et puis en découvrant, à travers l'un des livres de son père, le véritable amour que partageaient ses parents autrefois, amour dont elle est née, elle, "l'enfant de la vérité".

Cette utilisation des prénoms est une perspective importante du manga, mais elle est malheureusement difficile à cerner par le lecteur occidental. Si l'on voulait la comparer avec une culture plus eurocentrée, on peut voir que cette technique était aussi utilisée par les dramaturges anglais de la Restauration qui, dans leur pièces de théâtre, donnaient à leurs personnages des prénoms et noms qui dévoilaient certaines facettes de leur personnalité (Loveless et Worthy dans Love's Last Shift par Cibbers, Lord Brute et Lady Fancyful dans The Provoked Wife par Vanbrugh).

Si dans la littérature et le théâtre occidental, la portée des noms est principalement ironique, au Japon, elle a une valeur plus neutre de description, et s'ils traitent de la nature des personnages, c'est pour souligner ce qu'il y a de bon en eux, les qualités, même cachées, qu'on leur découvrira peu à peu.

Les images au coeur du manga

Au delà des prénoms, une multitude d'images et de métaphores, sublimées par les dessins de Riyoko Ikeda, entourent les personnages. Et les plus évidentes sont bien sûr ces métaphores très "botaniques" que l'on avait déjà découvert dans Les Roses de Versailles.

Ces roses nous les retrouvons, certes loin de Versailles, mais sous les traits somme toute familiers de Rei et de Fukiko. Cependant ces roses-là semblent avoir plus à coeur d'étaler les épines de leur haine respective, que de laisser voler au vent les pétales de l'amour. Des épines qui sont symbolisées par les pointes tranchantes des diverses armes dont elles se servent: le kanzan aux piques acérées que Fukiko fait tomber sur la main de Rei, le poignard dont elle s'est servi pour ouvrir les veines de sa soeur, et ceux que Rei lance inlassablement dans le coeur virtuel de la silhouette de Fukiko tracée sur le mur du clocher...

Pourquoi la haine, parce qu'elle ne peut que survenir quand deux roses s'aiment. L'image même des roses n'apporte que cette conclusion; car deux roses enlacées ne peuvent qu'enfoncer mutuellement leurs épines dans la chair de l'autre.

Nanako, très semblable à Rosalie, est sûrement comme elle ce que Riyoko Ikeda appelle un bouton de rose, encore jeune et innocent, prêt à s'épanouir, mais aussi à risquer de se faner (n'oubliez pas le refrain: "Bara wa kedakaku saite, bara wa utsukuchiku shiru"). Mariko quand à elle est comparée dans le manga à un papillon, une image qui lui va à ravir, car comme un papillon, elle cache une grande fragilité, et butine auprès de roses comme Fukiko pour être reconnue et aimée.

Kaoru enfin porte une odeur typique de bois de santal, une odeur qui pour les parfumeurs dénote l'élégance, le mystère et une personalité prononcée, aussi bien que la vitalité, autant de noms qui résument parfaitement notre "prince".




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